Un courtier indépendant qui mise sur la relation directe.
GS Global est une société de courtage en assurances qui accompagne les PME et les indépendants en Suisse romande. La société couvre l'ensemble du spectre, assurances entreprise, prévoyance privée et professionnelle, planification financière, crédit hypothécaire, avec une position assumée : chaque client dispose d'un interlocuteur dédié, joignable en vingt-quatre heures.
GS Global revendique un positionnement clair face aux gros courtiers institutionnels : transparence sur la rémunération, contrats résiliables, communications modernes via plusieurs canaux. C'est dans cette logique de modernisation que la digitalisation du parcours client a été engagée.
Un parcours client fragmenté et manuel.
À l'entrée en relation, le mandat était traité sur papier : impression, signature manuscrite, scan, puis ressaisie. L'onboarding s'étalait sur plusieurs jours d'allers-retours, et la création manuelle du client dans Salesforce générait des doublons et des erreurs de saisie, rendant la base CRM peu fiable.
En cours de dossier, chaque police reçue d'une compagnie demandait cinq à dix minutes de saisie manuelle : numéro de contrat, compagnie, type de produit, dates de validité, prime annuelle. À l'échelle de plusieurs dizaines de polices par semaine, l'addition représentait huit à dix heures hebdomadaires de saisie répétitive, avec un taux d'erreur estimé entre 10 et 15%. Les documents, eux, s'éparpillaient entre les e-mails, Google Drive et Salesforce, avec un classement incohérent.
Côté client, aucune visibilité sur ses propres polices, ce qui générait des appels et des e-mails répétés au conseiller. Les questions récurrentes, LPP, troisième pilier, franchises, mobilisaient du temps qualifié sur du premier niveau. Le suivi des demandes passait par la messagerie, sans traçabilité ni maîtrise des délais. Et les synthèses de portefeuille comme les comparatifs d'offres, rédigés à la main, n'étaient produits que rarement faute de temps.
Un espace assuré, et les quatre briques qui l'alimentent.
La plateforme couvre la chaîne complète, du formulaire public jusqu'au document de conseil remis au client. Salesforce et Google Drive restent la source de vérité, synchronisée avec la plateforme.
Le portail client, côté assuré
C'est la face visible de la plateforme. La connexion se fait sans mot de passe, par lien reçu par e-mail, avec double authentification. L'assuré y consulte ses polices privées et entreprise, leurs garanties, leurs primes et leurs échéances, ainsi que ses documents contractuels, dans une mise en page optimisée pour l'impression.
Il peut ouvrir une demande à son conseiller depuis un formulaire structuré : elle est affectée automatiquement au bon courtier, suivie dans un fil de discussion unifié, avec notifications dans l'application et par e-mail, et un suivi des délais de traitement.
Un assistant conversationnel complète l'ensemble. Il répond en continu aux questions d'assurance et de prévoyance suisses, en s'appuyant sur les chiffres officiels de l'année, et lit la police que le client a sélectionnée pour contextualiser sa réponse. Dès qu'une question relève du conseil personnalisé, il oriente vers le conseiller.
Le mandat et l'onboarding, en amont
Le parcours de mandat est public et ne demande aucune création de compte : l'assuré remplit et signe en ligne, avec une signature électronique tracée et une validation d'IBAN intégrée. Le formulaire est entièrement configurable par le courtier.
Dès la soumission, la plateforme orchestre la suite : création ou mise à jour du contact et du compte dans Salesforce sans doublon, génération du PDF de mandat signé, création des dossiers Google Drive selon le type de client et classement des documents, ouverture d'une tâche Salesforce nommée par l'action attendue du conseiller. Un retour d'état structuré indique immédiatement si tout est passé, et précisément quelle étape a échoué le cas échéant. Le conseiller reçoit un dossier complet, prêt à travailler.
Le back-office du courtier
Le portail courtier réunit un tableau de bord, soumissions, polices, demandes, activité par courtier, et le traitement des soumissions de mandat avec suivi d'état. Il porte aussi l'extraction des polices : le PDF déposé est lu par un modèle d'IA de vision qui gère les scans et les mises en page hétérogènes, les données sont extraites et structurées, puis un matching automatique du client, exact puis approché, retrouve le bon dossier. Le courtier valide en un clic et la police est créée dans Salesforce avec son PDF attaché.
Le copilote de conseil
Le courtier dispose d'un plugin métier connecté en lecture seule au dossier de ses clients. Il demande en langage naturel la synthèse de portefeuille d'un client ou la comparaison de plusieurs offres. Le copilote analyse le dossier complet, polices, garanties, primes, documents contractuels, et rédige un brouillon structuré : synthèse de portefeuille, analyse des couvertures, comparatif d'offres multi-compagnies.
Le courtier relit, ajuste et publie le document depuis son back-office. Rien n'atteint le client sans validation humaine. L'assuré retrouve ensuite le document finalisé dans son espace, présenté avec la charte du cabinet et imprimable.
Validation humaine obligatoire, données en Suisse.
L'intelligence artificielle de la plateforme, l'assistant client comme l'extraction des polices, est hébergée en Suisse chez Infomaniak, conformément à la nLPD et au RGPD. Aucun contenu généré par IA n'est publié sans validation humaine : le copilote propose, le courtier dispose.
Le cloisonnement des accès est strict : un client ne peut jamais voir, ni même deviner l'existence, des données d'un autre. Le droit à l'effacement est outillé.
Le courtier redevient conseiller.
Sur le traitement des polices, le pipeline traite un document en une minute en moyenne, extraction et validation humaine comprises, contre 5 à 10 minutes auparavant. La capacité de traitement est multipliée par 9 et le taux d'erreur descend de 10 à 15 pour cent à moins se 1%. Ce sont 8 à 10 heures hebdomadaires de saisie répétitive qui disparaissent du quotidien des courtiers.
La saisie, le classement et la rédaction de premier jet étant automatisés, le temps libéré va au conseil et à la relation client. Salesforce est alimenté automatiquement, sans ressaisie ni doublon : la base CRM devient fiable.
L'expérience client change de niveau, signature en ligne, espace personnel, réponses immédiates, documents de conseil soignés, au niveau de ce que proposent les néo-assureurs, avec la proximité d'un courtier. Les synthèses de portefeuille et les comparatifs d'offres, autrefois réservés aux plus gros dossiers faute de temps, deviennent produisibles sur l'ensemble du portefeuille sans que le courtier perde le contrôle de ce qui est publié.
Le volume de mandats et de polices ne dépend enfin plus de la capacité de saisie de l'équipe. Et le courtier reste autonome : formulaire et référentiels se configurent sans prestataire.
